Article original / Original Research Paper Publié en septembre 2017

Profil clinique et para-clinique des surdités liées au travail

Auteurs et Affiliations

Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis
Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis
Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis
Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis
Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis
Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis

Résumé

Introduction : Le bruit constitue actuellement une nuisance présente dans de nombreux secteurs d’activité professionnelle. Une exposition prolongée à des niveaux sonores élevés peut affecter le système auditif, à l’origine notamment de surdité professionnelle, qui se situe au deuxième rang de l’ensemble de maladies professionnelles déclarées en Tunisie. Notre étude a pour objectifs, d’étudier les caractéristiques cliniques et para-cliniques des surdités professionnelles et d’évaluer leur retentissement sur l’aptitude au travail.

Méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive ayant intéressé 72 cas de surdité d’origine professionnelle, colligés auprès du service de médecine de Travail et de maladies professionnelles CHU la Rabta, durant 16 ans (Janvier 2001 à Janvier 2017). Le recueil des données s’est basé sur une fiche synoptique préétablie.

Résultats : Il s’agit d’une population à prédominance masculine nette (69,4%) avec un âge moyen de 37,51± 9,3 ans. Le poste le plus pourvoyeur de surdité a été celui de téléconseiller (66,7%), d’ouvrier de bâtiment et travaux publics (9,7%) et de conducteur de train (5,6%). L’ancienneté moyenne dans le poste a été de 7,76 ± 6,56 ans. L’absence de moyens de protection individuelle a été rapportée par la plupart des salariés (95,5 %). Le délai d’apparition des premières manifestations fonctionnelles par rapport à l’exposition sonore a été de 5,32 ± 4,77 ans. Les plaintes fonctionnelles ont été essentiellement l’hypoacousie (76,4 %) et les acouphènes (50 %), associées à des manifestations neuro-psychiques dans 22,2% des cas. L’audiométrie tonale pratiquée chez tous les patients a objectivé une surdité de perception bilatérale et symétrique dans 98,6 % des cas. L’atteinte a été classée aux stades 2 ou 3 (69,5%). Le déficit auditif moyen sur la meilleure oreille a été de 37,26 ± 18,25 dB à droite et de 37,61 ± 18,37 dB à gauche. Les potentiels évoqués auditifs (PEA) ont été pratiqués chez 23,6% des patients et ont confirmé le diagnostic de surdité de perception dans 70,5% des cas. Cette surdité a été considérée comme une maladie professionnelle indemnisable pour 31,2% des salariés et a justifié une mutation du poste de travail pour la majorité (84,8%).

Conclusion : Devant le pronostic socio-professionnel souvent péjoratif, la prévention des surdités professionnelles semble primordiale. La réduction du bruit à la source et la surveillance audiométrique précoce et régulière représentent les clés de cette prévention.

Travaux des co-auteurs (27)

5 co-auteur(s) répertorié(s)
J

J. Hsinet

Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis

8 article(s)
A

A. Benzarti

Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis

6 article(s)
D

D. Essid

Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis

1 article(s)
N

N. Khouja

Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis

4 article(s)
A

A. Ben Jemâa

Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles, CHU La Rabta, Tunis

8 article(s)