Article original / Original Research Paper Publié en septembre 2017

Prévalence des symptômes et du risque du syndrome d’apnée hypopnée obstructive du sommeil parmi les professionnels d’un établissement de santé à Tunis

Auteurs et Affiliations

Service de pneumologie, CHU La Rabta, Faculté de Médecine de Tunis
Service de médecine du travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis
Service de pneumologie, CHU La Rabta, Faculté de Médecine de Tunis
Service de médecine du travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis
Service de pneumologie, CHU La Rabta, Faculté de Médecine de Tunis
Service de pneumologie, CHU La Rabta, Faculté de Médecine de Tunis
Service de pneumologie, CHU La Rabta, Faculté de Médecine de Tunis
Service de médecine du travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis
Service de pneumologie, CHU La Rabta, Faculté de Médecine de Tunis

Résumé

Introduction : Les professionnels de la santé (PS) travaillant en horaire posté et la nuit sont à risque élevé de syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAHOS). Ceci affecte leur vigilance et leur attention lors des actes professionnels. Peu d’études se sont intéressées à l’évaluation du risque du SAHOS dans chez les PS travaillant la nuit en Tunisie.

Objectif : Evaluer le risque du SAHOS chez les PS travaillant la nuit à Tunis

Méthodes : Etude transversale menée au CHU La Rabta à Tunis chez des PS travaillant la nuit. Les caractéristiques sociodémographiques, les comorbidités, les symptômes du SAHOS et l’ancienneté professionnelle ont été consignés sur une fiche préétablie. Les participants ont répondu aux questionnaires d’Epworth et de Berlin. Un sujet a été classé à haut risque de SAHOS si 2 catégories ou plus au questionnaire de Berlin étaient positives.

Résultats : 200 PS (113 femmes, 87 hommes; âge moyen 39,9 ± 11 ans) ont participé à l’étude. La prévalence du haut risque de SAHOS (G1) était de 37,5%. Les facteurs significativement associés à ce risque étaient: l’âge, le sexe féminin, l’indice de masse corporelle, l’ancienneté professionnelle et les comorbidités (p<10-3). La prévalence des symptômes du SAHOS était également plus élevée dans G1 (p<10-3). Les sujets du G1 avaient un risque significativement plus élevé d’accident de la route et du travail (p<10-3).

Conclusion : Le SAHOS semble être fortement prévalent chez les PS Tunisiens travaillant la nuit. Il est ainsi intéressant de proposer chez ces travailleurs un dépistage systématique du SAHOS. Ceci pourrait être mis en œuvre dans le cadre de la Médecine du Travail.

Travaux des co-auteurs (96)

3 co-auteur(s) répertorié(s)
G

G. Bahri

Service de médecine du travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis

11 article(s)
I

I. Youssef

Service de médecine du travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis

39 article(s)
N

N. Ladhari

Service de médecine du travail, Hôpital Charles Nicolle, Tunis

46 article(s)